vendredi 29 mars 2013

Deux minutes de bonheur (vidéo)


« Quel malheur ! », « Quelle horreur ! », « Pauvre gosse ! »… et j’en passe.
Nombreux sont les commentaires de ce genre à propos des déficiences de Lou (aveugle, sans odorat, des insuffisances hormonales et enfin une déficience mentale légère).
Autant de projections que des personnes font en s’imaginant en pareille situation.


Doit-on être malheureux pour autant ?
La vie n’a-t-elle aucune saveur avec de telles restrictions ?

Lors de la Jam de Lou (son premier concert), notre bonhomme a fait la brillante démonstration du contraire, comme par exemple lorsqu’il a expliqué un de ses plaisirs préférés (cfr. vidéo).

Oui, la vie peut être belle, même sans la vue.
...pour autant que la société fasse une place à Lou et à toutes les personnes dans leur différence, et qu'elle les respecte dans ce qu’ils sont.


12 commentaires:

Réverbères a dit…

J'adore ! Décidément Lou est plein de ressources !

'Za a dit…

Génial ! Quel beau moment ! :) J'ai bien rigolé, et Lou raconte super bien !

ANDREE a dit…

Quel Ado Extraordinaire est Lou... Malgré un parcours rempli d'embûches le voilà super cool, avec ses doigts d'or, sa voix enchanteresse et son sourire banane... Bien sûr que la Vie est belle, du moment qu'on la rend belle!!!

Valérie C a dit…

Quel univers créatif!! Bravo à Lou et toute la famille, on en redemande!!

Anonyme a dit…

Excellent ! C'est vrai que le temps passe super vite en votre bonne compagnie. Les piles plates, c'était pas hier, ça ? ;-)
Bises à toute la tribu et encore mille bravos à Lou et à vous tous

Michaëlle DUFEY a dit…

Je suis certaine qu'entre les mots que nous comprenons, Lou, avec ses antennes, perçoit les messages extra-terrestres ;-)

Sacré bonhomme !


(et c'est là que pour enregistrer mon commentaire, Blogger me dit "Veuillez prouver que vous n'êtes pas un robot" ;-)

Luc Boland a dit…

hé, hé.. ;-)

Malou a dit…

Un moment émouvant de partage. j'aime la spontanéité de Lou et sa simplicité si fraîche. Merci pour le partage, ce fut drôle.
Amitiés

PS Je trouve agaçant cette vérification prouvant qu'on n'est pas un robot. Je l'ai enlevé sur mon blog pour faciliter les commentaires de mes lecteurs.

Luc Boland a dit…

Malou, merci pour le commentaire.
Hélas, en enlevant la vérification (j'ai déjà essayé), je suis harcelé de spam publicitaire) et ça... pas question ! Sorry !
;-)

Christophe a dit…

Lou, par son enthousiasme, a la capacité de retenir l'attention de son public !

Cheval A Rayures a dit…

« Quel malheur ! », « Quelle horreur ! », « Pauvre gosse ! »…

C'est parce que les genss qui ont réservé leur vacances pour l'Italie ne veulent pas atterrir en Hollande...

Mais souvent, ils ne connaissent les Pays-Bas. Savent-ils seulement où cela se situe?

Cheval A Rayures a dit…

Libre traduction d'un texte de Carol Turkington.

Quand vous attendez un enfant, c’est comme si vous prépariez des vacances en Italie. Vous êtes tout excités. Vous achetez un tas de guides touristiques, vous apprenez quelques phrases en italien afin de pouvoir vous débrouiller et, quand le moment arrive, vous faites vos bagages et vous vous rendez à l’aéroport… pour l’Italie.

Seulement quand vous atterrissez, l’hôtesse vous dit : « Bienvenue en Hollande ! »

Vous vous regardez, incrédules et scandalisés en disant : « En Hollande ? De quoi parlez-vous ? J’ai réservé pour l’Italie… »

On vous explique qu’il y a eu du changement, et que vous avez atterri en Hollande et que vous devez y rester. « Mais je ne sais rien de la Hollande ! Je ne veux pas y rester », dites-vous.

Mais vous y restez. Vous sortez et achetez quelques nouveaux guides ; vous apprenez de nouvelles phrases et vous rencontrez des gens dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. La chose la plus importante est que vous n’êtes pas dans un quartier pauvre, sale et où règnent la peste et la famine. Vous êtes simplement dans un endroit différent de celui que vous aviez imaginé. Le rythme y est plus lent et moins tapageur qu’en Italie, mais quand vous y êtes depuis un petit moment, et que vous avez l’occasion de reprendre votre souffle, vous commencez à découvrir que la Hollande a des moulins à vent. La Hollande a des tulipes. La Hollande a même Rembrandt.

Mais tous ceux que vous connaissez vont en Italie et en reviennent. Ils se vantent tous du bon temps qu’ils ont eu là-bas et pendant le reste de votre vie, vous direz : « Oui, c’est là que j’allais. C’est ce que j’avais prévu. »

Le chagrin que vous en ressentez ne s’effacera jamais. Vous devez accepter cette peine, parce que la perte de ce rêve, la perte de ce projet est très importante. Mais si vous passez le reste de votre vie à pleurer le fait que vous n’avez pas été en Italie, vous ne serez jamais libre de profiter des choses très spéciales et très jolies que l’on trouve en Hollande.