lundi 12 octobre 2009

Les câlins

Les câlins ont toujours été très présents dans la tribu de Bèrlebus.
A de rares exceptions près et quel que soit l’âge, nul ne s’endort sous notre toit sans le câlin du soir.
Mais il est clair que la venue de Lou nous a complètement décomplexée à ce propos.


Imaginez un lieu public : au marché du dimanche, à un concert, dans la rue, ou simplement dans la cour de récréation avant la sonnerie de l’école. Vous devriez choisir entre refuser de répondre à une demande câline de Lou, pour des raisons de bienséance et d’observateurs intrigués, ou compenser les regards d’amour dont il est privé et le besoin de se sentir entouré, rassuré.
En ce qui nous concerne, il n’y a aucune hésitation. Et qu’importe les regards.
Pourtant, il semblerait que cela ne se fait pas. ...Ou ne se ferait plus. Manifestement.
Croise-t-on encore beaucoup de personnes, qui dans les lieux publiques, se carressent la joue, la tempe ou le front, ou encore enfoncent leurs mains dans la tignasse d’autrui ?
Lou ne se pose pas cette question. De toute façon, il ne connaît pas les usages puisqu’il ne les voit pas. Nous lui expliquons bien les us et coutumes de ce monde ultra réglementé, mais les câlins, c’est comme la voix chaude de Bèrlebus ou le papa mouton : c’est une drogue.
Dans la mesure où notre pédagogie avec lui, pour venir à bout de gros chagrins, de frayeurs ou autres épreuves de la vie, a toujours reposé sur la douceur et le contact rassurant, il associe immanquablement ces instants à la sérénité retrouvée.
Les câlins sont donc un de nos moyens de communication intrafamilial bien plus sûr qu’un texto pour nous dire : “Je t’aime”.



Lou l’a si bien compris, qu’il n’hésite jamais à demander des câlins à toute personne avec qui il est entré en communication depuis plus de deux minutes et qui lui plaît bien. Soit il pose ses mains sur le visage de celle-ci et lui fait une caresse, soit il lui prend les mains et les porte à son visage en lui demandant des câlins.
Surprise garantie pour toute personne non avertie. Gêne. Timidité parfois. Quoi de plus normal.

Ce qui est amusant, dans l’histoire des câlins de la tribu, c’est qu’ils sont le résultat de longues pratiques, qui nous ont permis de faire découvrir, les un(e)s aux autres, nos endroits préférés dans une logique simple : si c’est bon pour moi, ça ne devrait pas être mauvais pour toi. La racine du nez, le front, les tempes, la zone devant l’oreille, l’oreille et les joues se disputent le tiercé gagnant, chacun de nous ayant ses préférences.
Les caresses à ces endroits sont tellement bienfaitrices que je me suis amusé à les tester... sur la chienne. Son verdict a été sans appel : elle demande et en redemande au niveau de la tempe.

Par conséquent, n’hésitez pas à faire des câlins aux personnes que vous aimez et ne vous privez pas de vous en faire à vous-même !

Nous vous recommandons chaudement :
- Le massage des sinus frontaux avec les doigts, en montant lentement de la racine du nez vers le front, puis, suivant la courbure des arcades sourcillières,  en écartant et élargissant la caresse de part et d’autre du front.
- Le massage et les caresses de toute la zone allant de la racine de votre machoire près du lobe de l’oreille jusqu’à la racine de l’hélix (le haut du pavillon de l’oreille).

Légende de la photo : Lou et Maurane

5 commentaires:

ANDREE a dit…

Cher Luc
Comme tu en parles bien de ces câlins qui font tant de bien, mais le monde tourne a une telle vitesse que l'on en oublie l'existence...
J'ai élevé une petite fille (devenue grande, 22 ans) elle est venue passer une semaine chez nous comme elle aime le faire de temps en temps et de vine ce qu'elle fait lorsque je m'assaie dans le canapé... Elle se couche, met la tête sur mes genous et c'est parti pour une heure de doudouces dans les vheveux, le long de ses oreilles etc... Parfois je me dis qu'elle redevient enfant lorsqu'elle est chez nous, mais tout compte fait c'est aussi bon pour elle que pour moi, hé oui!!!!
Bonne semaine, bisous à Lou

Bèrlebus a dit…

Rien de tel donc, Andrée.
Mais il semble que le sujet ne provoque guère de réactiion.
;-)

ANDREE a dit…

Je crois que les gens courent trop aprés..... aprés je ne sais quoi mais ils courent et n'ont plus le temps de se câliner... Ils courent tout simplement.. Quel gachis!!!! Mais ce qont quand même les enfants qui en pâtissent. On a toujours trouvé étrange que je laisse de côté le ménage ou autre chose pour passer du temps à jouer avec les enfants, mais je suis comme cela et encore maintenant... Je pense que je finirai mes jours comme une enfant...lol...
En tout cas, moi ton sujet m'a interpellée parce que je suis une adepte des "câlins".
Si tu savais Luc, le bonheur d'habiter au milieu des bois, n'ayant que le chants des oiseaux comme bruit et la beauté des forêts à admirer...
Bonne fin de journée

Anonyme a dit…

Chez moi, au Brésil, on recevait beaucoup de câlins de la part de ma maman. Pas de mon papa, mas de ma maman oui. J'ai été étonnée de voir qu'ici ça ne se faisait pas beaucoup. J'ai beaucoup câliné et embrassé mes enfants quand ils étaient petits et j'espère qu'ils vont bien câliner les leurs, plus tard. Je trouve qu'il n'y a pas meilleure chose au monde qu'une doudouce, quel que soit notre âge.

Tereza (Bruxelles)

Gwendoline a dit…

Oh mon comentaire n'a pas passé =(