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mardi 10 avril 2018

La belle histoire (« we are the world – belgian red devils)

(contexte)

Lou B. alias Lou Boland
Lou est un jeune homme de 19 ans porteur du syndrome de Morsier. Il est né aveugle, sans odorat et avec une légère déficience mentale. Il ne connait pas le rationnel et vit essentiellement dans l’affectif et le créatif. C’est un jeune homme joyeux et heureux.
Lou chante et joue du piano en autodidacte depuis l’âge de 6 ans. Il a des capacités et une mémoire musicales hors du commun et a l’oreille absolue. Il peut transposer instantanément n’importe quelle mélodie au piano, exhumer de sa mémoire une musique entendue une fois et la rejouer des années plus tard sans hésitation. Il connaît et reconnaît des milliers de chansons dès les premières notes.
Depuis l’âge de 8 ans, Lou joue en public et sur les plateaux de télévision (CAP48, Télédon, …), et a réalisé des rencontres musicales avec de nombreux artistes tels Toots Thielemans, Patrick Watson, Mauranne, Cali, Saule, Christophe Maé,…
Fin 2012, il interprète au chant et au piano la chanson « Lou, je m’appelle Lou » qui, depuis, fait tour du monde sur Youtube.
Il a remporté l’été dernier le concours Proximus et ravi à cette occasion plusieurs milliers de spectateurs aux Francofolies de Spa. En 2017, il a également atteint les demis-finales de « La France a Un IncroyableTalent ». En 2018, il est sélectionné pour le catalogue des « Jeunesses musicales » et enchaine pas moins de 12 concerts d’ici fin juin.
(La belle histoire)

Dimanche 1-4-2018, Je fais un poisson d’avril surFacebook en annonçant que Lou B. (jeune musicien hors normes) a été choisi pour faire l’hymne des diables rouges de la coupe du monde de foot. Très nombreux sont les gens qui tombent dans le panneau et se réjouissent.
Lundi 2 avril, la blague est désamorcée à la grande déception de nombreuses personnes. Lou apprend ce que j'ai fait et réagit tout de go : « Mais on va la faire, cette chanson ! ».
Mardi 3, jeme mets mets à l’écriture des paroles.
Mercredi 4, « home studio »: En 2 minutes (!), à l’écoute du texte, Lou propose le refrain, la rythmique et les arrangements. En 15 minutes et une seule « prise » par instrument (!!!), la batterie, le synthé et la trompette sont enregistrés. Pour le chant et surtout les couplets, l’enregistrement durera par contre une matinée... anglais oblige.
Jeudi 5, je me démène comme je peux pour faire un mixage acceptable avec les moyens du bord.
Vendredi 6 et Samedi 7, tournage basique des images pour la vidéo et montage du clip.
Dimanche 17h : mise en ligne sur Facebook et You Tube.
Lundi 17h : 24.000 vues et mille partages.
Mardi (à l'heure d'écrire ces lignes) : près de 35.000 vues et 1.500 partages. La sauce prend et la boule de neige grossit !



La suite de l’histoire ne nous appartient plus et quoi qu’il advienne, on se sera bien amusé pendant une semaine !
Mais il est permis aussi de rêver : la chanson fait un buzz sur les réseaux sociaux, I-Tunes, Deezer etc. (elle y sera disponible dès le 10-4), la presse s’empare de cette belle histoire, la Fédération retient la chanson, on réenregistre le titre en studio avec des chœurs et des moyens techniques de qualité, on fait un clip avec les diables rouges et enfin, les stades résonnent du refrain repris en cœur : « nos différences » en sortent gagnantes…
Si vous souhaitez nous soutenir dans cette folle aventure en partageant au maximum cette vidéo, si vous avez des contacts à droite à gauche…
Merci ! ;-)
We are the world - Belgian red devils - Lou B.

dimanche 13 novembre 2016

Que je t’aime » VS « Je te kiffe »


L’heure musicale, le soir à la maison.
Comme à son habitude, Lou enchaîne sans interruption les titres de son vaste répertoire au gré de ses envies.
Le voilà reprenant “Que je t’aime” de Johnny Halliday... mais en remplaçant “Que je t’aime” par “Je te kiffe”.

Explication :
Lou n’a aucun à priori vis-à-vis de qui que ce soit. Dès qu’il rencontre quelqu’un qui lui semble sympathique, il lui dit : “Je t’aime”.
Cela en a désarçonné plus d’un !
On lui a donc expliqué que le terme n’était peut-être pas approprié et se réservait au cercle intime et à l’amour.
Du coup, il a décidé d’utiliser l’expression “Je te kiffe”. De la sorte, il continue à dire à chaque personne qu’il rencontre combien il l’apprécie.

Qui de lui ou de nous a raison ?
Combien de fois ne me suis-je pas posé cette question ?
Qu’il est dur de "formater" son enfant alors que c'est lui qui a raison... Mais j'adore sa parade qui désarçonne tout autant les gens, surpris par son caractère (très) avenant.
Les “Je te kiffe” résonnent vingt fois, cent fois par jour dans notre vie.

Si tous les êtres humains étaient comme Lou !

En musique, cela donne donc ceci :


vendredi 15 avril 2016

Question

Le blind test musical 2016 de Lou rencontre un certain succès sur Facebook.
Cette vidéo faire, rire, émeut...

Avant de (re)visionner et vous amuser avec cette vidéo, j'ai l'envie de vous poser juste une question : 
Comment, Lou, ce jeune aveugle de 17 ans, porteur d’une déficience mentale qui limite très fortement son autonomie et ses compétences en dehors de la musique, parvient-il à enflammer ainsi une salle de spectacle ?
Un indice : sa profonde affection pour le genre humain, autre composant de sa personnalité hors normes.

PS: si vous partagez cette vidéo, recopiez d’abord ce petit texte. ;-)


Lou la malice (52) : achète le magasin !

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Pour les connaisseurs, Lou est parti découvrir la Rolls-Royce des synthétiseurs analogiques dans un magasin bien connu de Bruxelles : le Prophet-6 . Plus de 60 paramètres/boutons de base pour "construire" des sons.
Sans hésitation, Lou tripote tous les boutons à l'aveugle (ben oui !) et s'amuse.
Après une heure, un vendeur sort de l'arrière boutique intrigué par la personne qui joue avec le synthé. Il tombe des nues en découvrant Lou.
Le vendeur : "Waouw, tu te débrouilles bien après une heure !"
Lou : "Dis, papa, on l'achète ?"
Moi : "Euh, pas tout de suite, mon gars, ça coûte 2.700 € !"
Lou : "Ben t'as qu'à braquer une banque et acheter le magasin."

samedi 9 janvier 2016

Mieux vaut en rire

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« Si tu ne faisais pas la cuillère que tu jettes comme un truc ! »
Le papa de Lou 01-2016

Grosse fatigue ? Micro AVC fulgurant ? Début de la sénilité ? Citation de Gad Elmaleh ?

Quelques explications.
Repas de Lou en 2004
Apprendre à Lou à se débrouiller pour manger de manière autonome est un combat quotidien depuis… 17 ans, soit après un rapide calcul depuis environ 10.000 repas.
Se tenir droit et non s’avachir afin de raccourcir le trajet de la fourchette et ne pas perdre une partie en chemin, bref réduire à néant la distance qui sépare l’assiette de la bouche ; faire le geste adéquat pour ne pas en mettre partout  (et non « le coup de pelle rapide et désordonné dans le sable pour sauver son château des vagues», - vous voyez ce que je veux dire ?- ) ; repérer la nourriture dans l’assiette au lieu de pelleter dans le vide toujours au même endroit ; remplir son verre avec une bouteille ou une cruche (aujourd’hui OK, malgré d’occasionnels débordements) ; beurrer et couper une tartine (on y arrive) ou la garnir de manière autonome (future étape) ; couper lui-même ses aliments (pas encore programmé) ; et bien d’autres choses encore.  Tout cela n’est pas simple avec notre bonhomme girouette qui a si difficile de se concentrer sur toute tâche (exceptée musicale) et avec l’impossibilité de s’appuyer sur le mimétisme visuel.
D’autant qu’en l’absence de toute aide extérieure, nous n’avons que de rares tutoriaux sur le net pour apprendre à apprendre à ce propos. D’autant aussi qu’il n’est pas simple de consacrer son repas à la fois à sa propre alimentation et à une éducation de tous les instants. Une fois de plus, sa maman est exemplaire et d’une incroyable patience.
Au rythme actuel, il faudra bien encore 10.000 autres repas pour parvenir à une réelle autonomie. Rien de décourageant en regard à tous les autres apprentissages qui ont eux-aussi nécessité une patience infinie et des délais hors catégories. De la remarquable performance de sa maman qui réussit aujourd’hui à faire lire Lou en braille de manière presque fluide, au terme d’un combat acharné de onze ans. De la raison pour laquelle tant de professionnels ont démissionnés face à Lou.

Bref, hier soir, face à une assiette presque vide, Lou « pédalait dans le vide » à la recherche d’aliments. La brusquerie de son geste faisait à chaque fois tomber le contenu de sa fourchette au décollage.
- Tu peux m’aider, papa ?
Réponse du père :
- Si tu ne faisais pas la cuillère que tu jettes comme un truc !
Grand silence, grande solitude, immédiatement suivi d’un éclat de rire de Lou.
Conclusion de Lou :
- Toi y en avoir bien parler, papa !

mercredi 5 novembre 2014

L’autre talent de Lou : (imitations de Lou 1)


Nous vous partageons depuis quelques années déjà les talents musicaux de Lou. Mais il est un autre talent dont nous avons omis de parler : le don d’imitation. Logique en soit, compte-tenu que sans vue et sans odorat, il a pour ainsi dire que l’ouïe et le toucher pour communier avec la vie.
Ses imitations sont multiples et variées :

dimanche 19 octobre 2014

Zaz, Natasha St-Pierre et Maurane au pays Kirkaï (le off de CAP48)

Lors de la soirée de clôture de CAP48, Lou patientait dans les loges avec les autres artistes. C’est ainsi qu’il a retrouvé Maurane et rencontré Zaz et Natasha St-Pierre.

Le point commun entre les trois artistes ?

dimanche 5 octobre 2014

Lou la malice (51) (CAP48)


Lou sonne à la porte d’une maison, tenant les post-it CAP48 * à la main.
Celle-ci s’ouvre.
- Bonjour, j’ai une charade pour vous : mon premier est une vêtement. … Mon second est un légume… Mon troisième est un poisson… Et mon tout est la raison pour laquelle je suis ici.
Silence de la personne interloquée. 
Lou :
- Cape Carotte truite !
J’en reste muet.

A une autre porte, il s’amuse en se mettant à bégayer :
- Je… je… je… vvvvvvends des des des po po poooost-it Ca ca ca cap qua quarante huit.
Moi :
- Euh, Lou, s’il te plait, si tu arrêtait de faire le sot.
Lou à la personne :
- Excusez mon père, c’est un putravache** !

* le téléthon belge au bénéfice du secteur du handicap
** Gros mot en langage Kirkaï, une langue et un pays imaginaire inventé par Lou.
#carrementcap48




dimanche 11 mai 2014

Lou, la malice (50)


Lou, la malice (50):

A la fin du repas, Lou promène ses mains et trouve la rappe à fromage, accessoire indispensable à table puisqu’il adore assaisonner tous les mets (ou presque) avec du parmesan :
- Hé, papa, c’est comique, on dirait du braille !


jeudi 15 août 2013

Aux innocents... (Lou la malice 49)

Régulièrement, Claire exerce Lou à la lecture du braille, même durant les vacances. C’est ainsi qu’il lit presque quotidiennement de une à trois pages d’une histoire en braille et qu’ensuite pour le récompenser, elle lui lui quelques pages d’une autre chouette histoire non traduite en braille.

jeudi 15 novembre 2012

Moi, j'veux aussi ! (Lou)

Au moment de descendre se coucher, Lou met ses mains devant lui pour repérer la porte de sa chambre.
Entrant en contact avec celle-ci, il sent une affiche collée sur le panneau.
- Qu’est ce qu’il y a sur cette affiche, maman ?
Claire est interloquée.
Lou a conscience du concept d’une “affiche”!
Ben oui, pour un aveugle, cela n’a pas beaucoup de sens puisque cela reste avant tout une simple feuille de papier lisse, indéchiffrable en l’absence de braille. Il conçoit donc qu’il puisse y avoir des informations qu’il ne peut décoder tout comme des livres, des revues ou des journaux.

jeudi 22 mars 2012

Joyeux Heuriversaire (Lou la malice 48) :


A table.
Lou :
- J’aimerais bien que ce soit tous les jours mon anniversaire.
Sa maman :
- Ben oui, mais c’est une seule fois par an.
Moi :
- Tu imagines ? Tout les jours la fête, les cadeaux… Ça deviendrait lassant.

mardi 5 octobre 2010

Acte Trois (Cap48)

(Voir Acte 1 – Acte 2 (de l’aventure « Lou et Cap48 ») et le résultat.)

Acte 3… ou « Apprendre à Lou à s’engager pour les autres ».

Samedi après-midi, dans notre rue.
- Vas-y, Lou. Sonne.
Je guide sa main vers la sonnette de la maison suivante. Tantôt à droite, tantôt à gauche, voire sur la porte. Souvent un bouton, rond, plat, petit, gros, parfois la poignée d’une cloche, un ding-dong, un driiing, un bzzzz, … ou un rien !
Lou :
- Elle marche pas, leur sonnette !
Et quand elle marche, il prend un malin plaisir à y laisser traîner son doigt malgré les instructions maintes fois rappelées.

mardi 8 juin 2010

Lou la malice (48*) : Les rituels verbaux

Au moment où je quitte sa chambre, Lou lance sa phrase rituelle :
- Bonne nuit petit mouton !
- Bonne nuit Lou.
N’ayant pas eu la réponse attendue, il reprend, comme à son habitude :
- Bonne nuit petit mouton !
- Bonne nuit gamin, fais un bon dodo.
Je m’apprête à refermer la porte.
- Papa ? Tu veux bien dire « Bonne nuit petit mouton ».

mardi 4 mai 2010

Le petit prince et la princesse Mathilde (Lou la malice 47)

Dans la galerie des personnages que Lou imite, je vous ai déjà parlé du petit David de l’école qui pleure en sol.
Lou adore sa présence, ne serait-ce que pour écouter son timbre de voix particulier, ses rires, ses colères et ses larmes. Hélas, n’étant pas dans sa classe, il doit se contenter des récréations ou de jours d’absence de professeurs qui nécessitent un regroupement des classes.

mardi 15 décembre 2009

Lou la malice (46*)

Lou perd régulièrement ses écharpes. L’oubli... Lou !

Sa maman a donc dernièrement acheté un col chaud, de sorte aussi, qu’il ne puisse tomber comme une écharpe.
Hélas, il a aussitôt été perdu au cinéma, lors d’une sortie avec l’école – car oui, Lou aime écouter des films -.
Sa maman a donc racheté un nouveau col en laine. Le même, at-elle précisé à Lou.