lundi 19 décembre 2011

Je viens de dégrader la note de Moody's, Fitch, Standard & Poors et consorts en triple zéro pointé !


Sous titre : Ca suffit !

Non mais c'est dingue... Réfléchissons un peu. Avec un minimum d’objectivité, aussi effrayante que puisse être la réalité.

La récente dégradation de la note de la Belgique par l’agence de notation Moody’s et la réponse du Ministre Vanackere me laissent tous deux pantois.
Combien de temps encore cette mauvaise blague va-t-elle durer ?
Je m'étais déjà fait la réflexion avec la crise des “subprimes” de 2008. Du jour au lendemain, le monde est entré en récession avec pertes d'emploi et de biens colossaux. Le monde a basculé dans la peur, dans la pauvreté pour bon nombre, alors que rien dans la vie réelle (ni climat, ni guerre, ni catastrophe, ni quoi que ce soit de REEL) ne se soit produit. Un comble.
Un système inventé par l’homme – la richesse matérielle -, née de sa vanité et de sa cupidité, est parvenu, au bénéfice de la mondialisation, à changer la face du monde du jour au lendemain.
Aujourd’hui, trois pour cent de la population mondiale influence le monde dans une anarchie incontrolée et devenue incontrolable. Il n’y a plus de pilote à bord et personne n’ose prendre les commandes, de peur d’être la cible de toutes les oppositions au changement. L’acquis et l’avoir étant devenus les seules valeurs communes, toute remise en question impliquant un changement fait se cabrer le moindre citoyen dans la perspective d’une éventuelle perte de ses acquis. De même, d’avoir placé les richesses des collectivités (des états aux communes jusqu’aux trésors) dans le système spéculatif, le système politique se retrouve pris au piège. Toute décision unilatérale d’un gouvernement qui remettrait en cause la loi des marchés financiers impliquerait une chute brutale de tous les avoirs de ce pays.
Aujourd’hui, une portion de fanatiques de l’enrichissement, emportés eux-même dans le tourbillon d’un système que plus personne ne maîtrise et que l’on appelle “les marchés”, prennent la décision de mettre tel ou tel pays en situation de récession, parce que sa “valeur” risque de diminuer. Un comble si l’on sait que ce sont ces mêmes agents de notations qui ont avalisé un temps les “subprimes” et les comptes de la Grèce.
A jouer ainsi dans le virtuel spéculatif et mettre le réel en péril, les personnes qui soutiennent le système économique actuel seront étonnées d'un jour se retrouver encerclées d'une foule bien réelle, prête à les lyncher pour avoir cautionnés ce monde. En aucune manière je souhaiterais que l’histoire en arrive là, mais force est de constater que de trop nombreux feux rouges ont été franchis et qu’il n’y a plus de gendarmes aux carrefours des relations humaines. A défaut d’une reprise de contrôle des règles qui nous unissent, nous allons droit dans l’anarchie de révoltes incontrôlables et de la loi des plus forts.
C’est pourquoi, de manière unilatérale et selon leur modus operandi, j’ai décidé de dégrader la note de Moody's, Fitch, Standard & Poors et consorts en triple zéro pointé.

Il est temps de mettre le système au service des peuples et non de faire des peuples les outils d’un système.
Il faut mettre fin à ce monde virtuel qui ne porte qu'un nom : "La spéculation". De manière pacifique mais ferme. De manière juste et non pas unilatérale.
Le but du changement ne serait pas de supprimer le droit à la richesse, mais de l’encadrer dans un esprit de solidarité, d’équité et dans les limites du respect du bien d’autrui. Le mode de transaction des échanges entre humains ne doit pas régir le monde mais être à son service.
Mais pour ce faire, il faut véhiculer d’autres valeurs.

On peut vivre une vie heureuse en consommant la vie, plutôt que des biens.
La liberté et l’autodétermination peuvent exister dans un monde délimité par des règles élémentaires de vie en communauté où la liberté commence par le respect de la liberté de l’autre. La libre entreprise peut se développer, mais dans un cadre clair et précis qui prenne en compte tous les facteurs de respect : sociaux et environnementaux. La solidarité peut exister sans imposer un modèle communiste uniformaliste ou générer des “assistés”. L’enrichissement par le commerce et les services peut coexister avec l’équité.
Un tel projet de société peut se réaliser à condition de définir un moratoire, d’offrir la garantie de ne laisser personne au bord du chemin et d’instaurer le pardon et l’amnestie pour le passé.
J'ose encore espérer que de par le monde, une majorité de politiciens vont se réveiller et représenter la légitimité des peuples avant celle d’un système dépassé. J’ose croire, pour en connaître certains, que des hommes et de femmes politiques ont l’intelligence nécessaire à une révolution copernicienne. L’heure n’est plus au clivage gauche-droite, mais à une gouvernance équitable, qui puisse permettre l’enrichissement et la solidarité, l’enrichissement et la préservation de la planète, l’enrichissement et la paix.
J’ose encore croire, avec des personnalités comme Aung San Su Ki, Stéphane Hessel et tant d’autres, que l’on puisse confier la régulation à des êtres altruistes. Que d’autres puissent reconnaître leurs erreurs et emboiter le pas d’un altermondialisme où le changement veillera à aider ceux qui seront contraints de changer leur vie ou ceux qui sont défavorisés par les aléas de celle-ci.
A ce prix, il y aura du travail et de la nourriture pour tous.
Le temps est venu :
-       de se réveiller et d’oser le changement
-       d’un moratoire global
-       du pardon et de l’amnistie
-       d’une reconversion solidaire
-       de règles de base simples, équitables, identiques et compréhensibles par tous
-       de l’organisation d’une aide systématique aux plus défavorisés.
A ce prix, nous éviterons le chaos.
A défaut...

« Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. » Gandhi

2 commentaires:

Valérie C a dit…

Tellement bien dit, juste, que je souhaiterais mettre le lien sur mon compte facebook, puis-je le faire avec votre autorisation?

Bèrlebus, phiLousophe a dit…

Bien entendu, Valérie ! A partager sans modération. ;-)