jeudi 13 août 2015

Ce soir, champagne !

Ce soir, champagne !
Dix-sept ans que Lou a atterri dans notre jardin.
Un folle aventure, épuisante parfois, mais riche, si riche…
Des combats tous azimuts, quotidiens, amicaux, tendres ou sévères.
Et des progrès au-delà de nos attentes, même si Lou restera extrêmement dépendant d’autrui.
De notre devoir de construire un monde « d’autrui », pour lui, … pour nous tous finalement. Le handicap, nul ne le choisit. Il peut-être physique, mental, social et même affectifs. Tous les maux de l’humanité en fin de compte, hormis les impondérables et incontrôlables soubressauts de la vie, de la nature. D’une logique de solidarité nécessaire, qui implique(rait) de mettre le handicap au cœur des préoccupations de nos élus, afin que tout un chacun se sente protégé et aidé au besoin.

Ce soir, champagne !
Car nous en avons gagné des combats.
Parmis eux, la peur bleue des alarmes, même si ce n’est pas encore de l’histoire ancienne.
Cette nuit même, jour de son anniversaire, Lou a été réveillé par l’une d’elle, alors que nous dormions profondément. Ni une, ni deux, il est sorti de son lit, est descendu dans le living pour prendre son I-Touch et s’est dirigé vers la porte d’entrée.
Eva, sa soeur qui, elle-aussi, avait été réveillée par l’alarme, entendit également Lou sortir de sa chambre. C’est ainsi qu’elle l’a découvert dans le couloir, prêt à ouvrir la porte de rue.
Elle l’a alors accompagné afin qu’il puisse enregistrer l’alarme « de David », car oui, pour vaincre cette peur, nous en avons fait des alarmes, un personnage imaginaire.

vendredi 27 mars 2015

Retour vers le passé (au hasard d’un message reçu)

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Cela fait longtemps que je me pose la question de continuer ou non à payer le coûteux hébergement du site abritant les premiers blogs de Lou (« Je journal de Lou » et « Lettre à Lou »), entamés en 2003 et abandonnés ensuite en 2009 au bénéfice de celui-ci pour des raisons très claires.

Un courriel reçu ce jour, m’y renvoie :
Bonjour Lou,
C'est avec beaucoup d'émotion et de sourires que j'ai parcouru ton blog tellement touchant. J'ai moi aussi un petit prince a qui je ferai lire ce soir ton journal. Il est en classe découverte en ce moment avec son école et je suis certain qu'il saura t'envoyer un petit mot pour te remercier de faire partager ton quotidien pas comme les autres.
Nous devrions tous apprendre à voir avec le coeur comme tu le fais...!
Merci à toi et reste dans les étoiles petit Lou.

Il y aurait donc encore quelques rares fouineurs du net qui traineraient occasionnellement par là.
L’équivalent de 800 pages A4.

Attention, quand on tombe dans la « soupe » de Lou, il y a à manger et à boire, à lire, à voir ou à écouter pour quelques nuits blanches.
Telle fut ma réponse partielle.

Alors que mon temps est compté, que je ne trouve plus le temps de venir nourrir « Le journal de Bèrlebus », je me laisse retourner dans le passé.
Je me relis le dernier article du "Journal de Lou", puis ensuite la dernière « Lettre à Lou ».

Cette dernière, tellement d’actualité six ans après, me donne l’envie de la partager à nouveau :

Le mot de la fin

Cher lectrice ou lecteur,

Pour la dixième ou quinzième fois -je ne sais plus-, je recommence avec peine la rédaction de cette dernière lettre, qui clôture six années de récits, de réflexions et de questionnements.
J’ai tant de choses à dire à tous ceux qui auront lu ou liront ces pages que je ne sais par quoi commencer.
Le « Journal de Lou » et les « Lettres à Lou » représentent six années de joies, de rires, de doutes, de peurs et de larmes aussi. La Vie, tout simplement. La nôtre au travers d’un prisme particulier.
Cela représente aussi six années d’écritures, durant lesquelles j’ai essayé de vous partager une « partition » personnelle. La mélodie de mes mots s’est modifiée, a évolué au fur et à mesure de cette aventure littéraire, pour être ce qu’elle est aujourd’hui. Des phrases qui sont miennes. Une « musique » qui, j’ose l’espérer, est recevable par autrui.

Je me lance donc dans cette énième tentative, en gardant une ultime fois la règle du genre que je me suis imposé, non sans raison. Cela s’appelle l’Espoir.


Mon petit Prince, mon p’tit Gars, mon grand Lou,

Tu as un peu plus de onze ans aujourd’hui.
Je ne me sens plus le droit de parler en ton nom.
Bien que depuis le premier jour de ce récit, j’ai veillé avec soin à ne pas te prêter des intentions ou des émotions qui te seraient étrangères, je suis conscient d’un aspect pervers de cette forme narrative : tu es bien incapable de formuler les choses tel que je le fais en ton nom– sans doute, le seras-tu à vie -, et cela donne aux autres lecteurs l’illusion d’une conscience du Temps et de la Vie qui, à ce jour, te fait défaut.
Le temps est aussi venu, je pense, de préserver une part de ta vie privée, de ne pas raconter certains détails, bien qu’en réalité, j’y aie toujours accordé une grande attention et n’aie eu pas le sentiment de l’avoir fait. Je me sens néanmoins à la limite de l’équilibre, entre ma recherche de la fidélité absolue envers la réalité et ce que je ne peux pas écrire, entre ma volonté de témoigner et le respect de ton intimité.
C’est pourquoi, je referme ces pages du « Journal de Lou » et des « Lettres à Lou ».
Je n’ai cependant pas l’intention de cesser de communiquer à ton propos, d’expliquer aux autres la réalité qui est la tienne afin que le monde s’ouvre un peu plus à la différence.
Cette forme littéraire disparaît donc, mais pas le combat que j’entends mener.

Cela fait six ans, presque jour pour jour, que je tente ici-même, ou sous une autre forme , de sensibiliser le monde aux valeurs qui sont les tiennes : celle d’un enfant aveugle de naissance et dont la constitution morphologique du cerveau fait qu’il vit, pour l’essentiel de son temps, dans la sphère émotionnelle et (ré)créative. C’est pour nous, tes parents, une sacrée aventure. Nous devons en permanence tenter de décoder dans ton comportement ce qui provient de la part légitime de l’enfance, ou de ton incompréhension du monde qui t’entoure lié à ta cécité et doublé d’un manque de curiosité évident, ou encore d’un mode de fonctionnement mental provoqué par l’absence de ce « Septum Pellucidum » dans ton cerveau. Car voilà, des bonhommes hors-normes comme toi sont rares et n’intéressent peu ou pas la science. Nous sommes et restons bien seuls en l’absence de toute forme de thérapie, d’enseignement ou de méthode réellement adaptée à ta réalité.
Les centaines de récits que j’ai écrits en ces pages, furent d’ailleurs pour moi une analyse méthodique de ta personnalité et de ton schéma mental. Il m’est ainsi arrivé de décoder les raisons d’une réaction de ta part, soit après en avoir rédigé le récit, soit au moment de le lire, ou même de le relire quinze jours après.
J’en suis arrivé, plus d’une fois aussi, à me demander qui, de toi ou nous, avait fondamentalement raison ? Moi, nous, qui n’osons pas aller vers les « autres » ? Ou toi qui fait fit de tout préjugé et t’adresse à la première personne que tu croises pour lui partager tes plaisirs de la vie, ton monde ?
Ces pages ont été aussi pour moi l’occasion de partager nos petites recettes avec toi, notre « PhiLousophie », nos choix éducatifs qui, paradoxalement, ne sont nullement différents de celles que nous appliqu(i)ons avec tes soeurs.

Cette démarche de communication m’a permis, au travers de nombreux messages et courriels reçus, de lire des témoignages d’autres parents, d’autres réalités, et de prendre conscience de l’immense chantier qu’il faut encore mener pour que les familles, ayant une personne en situation de déficience ou de différence, aient un soutien et une aide qui puissent leurs permettre de vivre et non de survivre dans une situation de handicap.
Cela fera bientôt trois ans que la Fondation Lou a été crée et qu’elle œuvre en ce sens, à sa mesure. C’est en ces lieux et suite à vos messages reçus que ma vie a basculé, puisque depuis deux ans, j’ai décidé de consacrer tout mon temps à la Fondation. Un choix irrationnel en termes de « carrière » et de revenus, mais une décision que je ne regrette nullement, si ce n’est la solitude, le manque d’aides concrètes* pour mener à bien tous les chantiers que je voudrais mener. (* à l’exception du chantier de la Plateforme Annonce Handicap)
Je ne compte plus les conseils faits de “Tu devrais...”, “Pourquoi, ne fais-tu pas...”, “Il faudrait que tu...”. C’est d’aides concrètes dont j’ai besoin, car une journée ne compte que vingt-quatre heures. Je ne peux tout mener seul et tu as aussi besoin de ma présence à tes côtés.
C’est donc une des raisons pour laquelle je clôture « Le journal de Lou » et les « Lettres à Lou » : pour me libérer du temps et tenter d’oeuvrer un peu plus encore, dans des actes concrets vis-à-vis de toi et du monde de la déficience et du handicap.

Cette décision est enfin motivée par le sentiment de me sentir un peu à l’étroit sous cette forme de communication. Je voudrais aujourd’hui transmettre les leçons que j’ai apprises en tentant de t’élever et en élevant tes sœurs, ou au travers des innombrables échanges avec d’autres et les écrits sur ces sujets. Car vois-tu, à force d’avoir remis à plat tant de préceptes pour te comprendre et trouver la meilleure voie possible pour t’élever, j’ai été amené à me (re)poser toutes les questions existentielles. De cette recherche et de ces réflexions, est né un grand nombre de convictions qui, mises les unes avec les autres, forment un discours cohérent et d’une logique qui me semble implacable.
Il me tarde de communiquer aujourd’hui à ce propos, sous une autre forme, plus universelle et plus concrète.

En guise de conclusions, je voudrais en partager une d’elle en ces lieux.
La vie est faite d’obstacles et de handicaps, pour tout un chacun. Nul besoin de déficience pour y être confronté.
A titre d’exemple, la simple différence ou l’absence d’amour suffit à générer le handicap. Dans la frénésie de la course à la consommation et à l’enrichissement personnel, de nombreux parents délaissent leur rôle de passeur et d’éducateur. Les enfants, nos enfants, sont aujourd’hui en mal d’amour, de repères et de guides. L’orientation que prend notre société occidentale est en train de générer des millions d’enfants handicapés par l’absence de prise en charge, de repères, en un mot : d’amour.
Car tel est l’Avoir le plus précieux en cette vie.

Enfin, je m’en voudrais de nier ici l’émotion intense qui m’étreint depuis plusieurs jours à l’idée d’écrire le mot « fin » au bas de ce très long récit. De la raison de sa rédaction maintes fois recommencée ou reportée. C’est une page qui se tourne et une page (presque) blanche qui se trouve face à moi. Mais je suis résolu à poursuivre ma route, avec pour unique diplôme celui de « papa » et de « PhiLousophe », quand bien même mes qualifications et mes mots auront, je le crains, bien peu de poids dans le grand cirque médiatique.

Merci à toi, mon bonhomme,
Merci à Claire, compagne de tous les instants et solidaire de ces mots,
Merci à Eva et Mathilde, dont les chemins de vie nous confortent dans les choix éducatifs que nous posons avec toi,
Merci enfin à vous, chers lecteurs, pour votre curiosité, vos commentaires, vos remarques et autres interventions en ces lieux, qui ont été à chaque fois source de courage et de réflexions.

Je terminerai par quatre petites phrases, aux mots précis, car ils sont mon credo au terme de ces six années de réflexions puis d’engagement :
La « déficience » est l'image de notre propre vulnérabilité.
La « différence » est le miroir de nos peurs face à l'altérité.
« L'incapacité » est le reflet de nos valeurs.
Quant au « handicap », il sera généré par notre manque de volonté à dépasser nos représentations
et par notre incapacité à aider et soulager la personne déficiente, différente.

A bientôt, quelque part.

Papa Bèrlebus.

Fin.

mercredi 11 mars 2015

Le Lou volant

Lou adore le mouvement et donc la balançoire... que nous n'avons que dans notre gîte en Ardennes.
Sans la vue, son sens de l'équilibre est étonnant car surdéveloppé.
Cela donne ces superbes photos (de Lara Herbinia).
(cliquer sur les photos pour les agrandir)



jeudi 29 janvier 2015

Le plus beau des cadeaux d’anniversaire


Hier soir :
« Papa, je vais t’inventer une composition à la manière de Genesis pour ton anniversaire (comme je sais que tu aimes ça). Et tu peux l’enregistrer si tu veux. »
« Euh… une seconde, mon fils ! »
Vite, le dictaphone de mon smartphone…  et comme à chaque fois, il me bleuffe par le peu d’hésitations et la vitesse avec laquelle il construit ses variations musicales.

lundi 26 janvier 2015

Shiver (Frissons)

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Un week-end en tête-à-tête avec Lou.
Il me propose de faire une cover d’un titre de Archive (« Shiver »).
- Bon, alors, je vais faire six voix, jouer au piano, faire les percussions au Cajun, la « nappe » et la bass au synthé et toi tu enregistres.

En deux heures, les 10 pistes sont enregistrées et cela aurait été plus vite si le père n’avait pas tous ses réglages à faire.
Résultat : un énooorme frisson que voici dans sa version audio et complète de 7 minutes : Shiver by Lou Boland (lien)

Et pour voir les images que j'ai prises durant cet enregistrement (la chanson en 5 minutes) :


jeudi 8 janvier 2015

Je suis Charlie, nous sommes Charlie

Le besoin d’exprimer…
Après de longues réflexions, je me suis dit que les gars de ‪#‎Charlie‬ Hebdo auraient aimé l’irrévérence. Je ne suis pas dessinateur, mais l’envie m’a pris de m’exprimer à leur façon, en hommage et pour que survive la liberté d’expression.
Luc Boland (alias Bèrlebus)

#JeSuisCharlie

samedi 20 décembre 2014

Une juste reconnaissance

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Aujourd’hui, Lou a reçu sa ceinture jaune de judo.
Point de compassion ou de gentille récompense. C’est amplement mérité, après un an et demi d’application de sa part et de plaisir trouvé.
Il faut l'entendre citer les mots techniques pour chaque prise, corriger sa posture à chaque conseil ou remarque.
Il faut voir les jeunes assistants et les plus jeunes participants se porter garant de sa cécité et de ses distractions dans les déplacements et l’aborder comme un être à part… entière.
Et par le fait même, de le voir présent dans le Présent.


Tout cela, c’est grâce au talent de Fabienne qui réunit dans ses cours des jeunes de tous les horizons, de toutes les différences.
Il faut la voir tenir son groupe à tout instant, le regard acéré sur chacun, les petits mots bien placés pour cadrer, expliquer, encourager. Jamais au grand jamais punir ou porter la voix. Juste de la bienveillance et une juste autorité. Un investissement total.

A mille lieues de… , mais oublions, c’est les vacances. Savourons.

(De belles et heureuses fêtes à tous) 

photos à la suite :

mercredi 10 décembre 2014

Monsieur parmesan

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Outre sa cécité, Lou n’a pas d’odorat et donc un goût altéré. Par conséquent, il apprécie les goûts prononcés, mais pas piquants.

C’est ainsi qu’il mettrait du parmesan dans tous ses repas. Nous le lui concédons pour environ cinq repas sur sept, étant donné que ces mêmes repas sont généralement à base de pâtes. Le frigo possède donc un stock permanent de parmesan, d’autant que l’ensemble de la famille apprécie cette touche culinaire.

La passion de Lou pour le parmesan s'explique dans une logique implacable : 
Saviez-vous qu’il contient beaucoup d’umami, qui est l’une des cinq saveurs de base avec le sucré, l’acide, l’amer et le salé ?
Cette saveur aurait la propriété d’être un excellent exhausteur de goût.
Qui plus est, l’umami a un après-goût durable et doux. Il provoque la salivation et une sensation de fourrure sur la langue, en stimulant la gorge, le palais et le dos de la langue (Wikipedia).
Outre le parmesan, on retrouve l’umami en grandes quantités dans le thé vert et la sauce soja, et en moindres quantités dans le poisson, les crustacés, les champignons, les tomates mures, les épinards, (…).
Etonnant n’est-ce pas ?

Pas fini d’apprendre, au contact de ce bonhomme !

mardi 11 novembre 2014

Lou vous met au défi (imitations de Lou 2) :


Envie de rire un bon coup en famille ou entre amis ?
Relevez le défi de Lou.
Explications :
Dans cette seconde vidéo des imitations sonores de Lou, il imite « le bruit d’une ponceuse chez le voisin » à l’aide d’un verre.

Facile ? Essayez un peu pour voir… et de préférence lors d’un repas en présence de proches.
Pour l’avoir fait en famille un soir à table et pour en avoir ri aux larmes, je vous promets un bon moment, car la technique pour y arriver n’est pas évidente du tout. Je n’y suis d’ailleurs toujours pas arrivé !


PS : soyez sympa, filmer vos tentatives avec une caméra ou un smartphone. Publiez-les sur internet (sous l’intitulé : « le défi de Lou ») ou envoyez nous la vidéo. ;-)

mercredi 5 novembre 2014

L’autre talent de Lou : (imitations de Lou 1)


Nous vous partageons depuis quelques années déjà les talents musicaux de Lou. Mais il est un autre talent dont nous avons omis de parler : le don d’imitation. Logique en soit, compte-tenu que sans vue et sans odorat, il a pour ainsi dire que l’ouïe et le toucher pour communier avec la vie.
Ses imitations sont multiples et variées :

dimanche 19 octobre 2014

Zaz, Natasha St-Pierre et Maurane au pays Kirkaï (le off de CAP48)

Lors de la soirée de clôture de CAP48, Lou patientait dans les loges avec les autres artistes. C’est ainsi qu’il a retrouvé Maurane et rencontré Zaz et Natasha St-Pierre.

Le point commun entre les trois artistes ?

lundi 13 octobre 2014

Dans les yeux de ma mère (CAP48 2014)


Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L'amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère...
(Arno Hintjes)

Hommage à toutes les mamans d'une personne porteuse de handicap, chanté par Lou, dans le cadre de la grande soirée de clôture de CAP48 2014.



dimanche 5 octobre 2014

Lou la malice (51) (CAP48)


Lou sonne à la porte d’une maison, tenant les post-it CAP48 * à la main.
Celle-ci s’ouvre.
- Bonjour, j’ai une charade pour vous : mon premier est une vêtement. … Mon second est un légume… Mon troisième est un poisson… Et mon tout est la raison pour laquelle je suis ici.
Silence de la personne interloquée. 
Lou :
- Cape Carotte truite !
J’en reste muet.

A une autre porte, il s’amuse en se mettant à bégayer :
- Je… je… je… vvvvvvends des des des po po poooost-it Ca ca ca cap qua quarante huit.
Moi :
- Euh, Lou, s’il te plait, si tu arrêtait de faire le sot.
Lou à la personne :
- Excusez mon père, c’est un putravache** !

* le téléthon belge au bénéfice du secteur du handicap
** Gros mot en langage Kirkaï, une langue et un pays imaginaire inventé par Lou.
#carrementcap48




samedi 27 septembre 2014

Au bénéfice de Lou

C’est l’histoire d’une maison de campagne reçue en héritage d’une grande tante de la maman de Lou.

Ce fut un grand questionnement à l’époque : garder le lieu (car Lou adore s'y rendre
Les plaisirs de Lou (à l'époque) à la campagne
) ou le vendre, car les charges étaient  prohibitives et au-dessus de nos moyens.

C’est l’histoire d’un pari et de la décision d’une grosse rénovation en 2011, afin de le transformer en gîte pour en couvrir les frais.

C’est l’histoire d’un prêt privé pour payer la rénovation, avec pour condition que 5 années de remboursement du prêt soient versés à la Fondation Lou pour l’avenir de Lou.

C’est l’histoire d’une belle « success story » (le gîte rencontre un beau succès depuis, étant donné sa qualité et sa grande capacité).

C’est ainsi que pour les cinq années à venir (2014 - 2019), une partie du remboursement du prêt (soit 45.000 €) seront versés à la Fondation Lou, un montant qui sera bien nécessaire pour développer la première réalisation au bénéfice de Lou et d’autres jeunes porteurs de handicap : un centre de jour axé sur la musique.

Lou a seize ans. Il nous reste précisément 5 ans pour monter ce projet.
Gîte un coin de paradis
 Le gîte, un coin de paradis : http://paradis.l-et-v.com/

lundi 25 août 2014

Le grand défi (la scolarité de Lou)


Comme tous les ans, nous avons mis à profit cet été et les vacances où Lou est totalement à notre charge 24 heures sur 24 pour le booster. Mais cette année, nous avons mis le turbo.
 
En amont et face à la recrudescence des tocs et angoisses, nous avons refait un point psycho-médical. Bilan : le retour du Serlain (un anti-dépresseur léger, mais à une dose un peu plus élevée que par le passé) et un nouveau médicament de plus : le Cortisol (hormone), car depuis sa naissance, son taux de cortisone était tangent étant donné son insuffisance post-hypophysaire, ce qui peut avoir des conséquences sur son humeur. La combinaison de ces deux médicaments a commencé à donner des résultats positifs vers la mi-juillet.
Côté coaching,

jeudi 26 juin 2014

olà


Fin juin. Les diplômés et leurs parents essaiment les réseaux sociaux de leur joie.
Pensées pour ces autres dont nous sommes. 
C’est pourquoi je voudrais ici adresser toutes mes félicitations, tous les diplômes et autres prix aux enfants en situation de handicap et à leur parents, qui ne recevront rien d’autre qu'un simple bulletin normatif, alors que le simple fait de ses battre contre ses propres obstacles, physiques ou mentaux, d’arracher un but à l’adversité même si le match est couru d’avance, méritent toutes les récompenses, toutes les « ola »  de la terre entière. 
Alors si vous voyez une « ola » lors d’un match de foot du Mundial et que vous vous en demandez la raison, dites vous que c’est un hommage, rien que pour vous.
(Photo : Lou au cours de Judo qu'il pratique depuis 2 ans. Bientôt la ceinture jaune. ;-)

mercredi 18 juin 2014

Vous avez dit, inclusion ?


Invité à prendre la parole hier lors du colloque « Familles, handicaps et inclusion » organisé par La Ligue des familles, à Bruxelles, j'ai fait une intervention manifestement très appréciée, à contre-courant d'un "satisfecit" ronronnant qui nous laisserait croire que tout va bien en la matière.
3 aspects abordés :  l’enseignement, les loisirs et les lieux de vie à l’âge adulte.
Bonne lecture.

jeudi 5 juin 2014

Lou en Italie

Lou était invité au Festival Internazionale delle Abilità Differenti 2014 en Italie (Bologna, Modena & Carpi) pour plusieurs prestations musicales dont voici une synthèse. :

Lors du jour de repos, surprise, des pianos traînaient dans la ville de Modène. Inutile de dire que Lou ne s'est pas privé :


jeudi 22 mai 2014

Les doigts magiques

Je ne me lasse pas d'observer les doigts de Lou qui parcourent un clavier. Une aisance saisissante en regard et en opposition à la vie de tous les jours où tout est si compliqué : les acquis, la gestion émotionnelle, l'ancrage dans notre réalité.

En images, cela donne ceci : une Jam entre Lou et Martin Salemi au "Jazz au marché" de Watermael-Boitsfort. Une synthèse de 6 minutes pour une prestation de 45 minutes endiablées. Ces deux-là font la paire.


lundi 19 mai 2014

Le prix handi-Awards 2014 de la culture à Lou

Lou a reçu l'Handi Awards de la culture et (surprise) son papa a aussi reçu un prix pour son engagement citoyen.
Lou durant son discours : "comme dit souvent mon père : on a trop tendance à regarder les défauts, plutôt que les qualités"
, et cela devant le premier Ministre Di Rupo, Reynders, Milquet, Onckelinkx, Doulkeridis, Laanan, Frémault, Mayeur, Moureaux et de très nombreux autres mandataires (Rien que cela, serait-on en campagne ? 


Vidéo :
et photos :